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HOTWAX & TRAX

Solid Records & Ultra Vybe continuent d'exhumer les enregistrements rares du cinéma japonais pop des années 70 avec une régularité qui force au respect. Les trois derniers titres en date, sortis il y a quelques mois dans la collection "Hot Wax & Trax : Composer Series" proposent un nouveau florilège de grooves jazz funk mâtinés de flûtes traversières envoûtantes, de guitares déchaînées et de gros beats infectieux empruntés à nombre de films de délinquence juvéniles de l'époque mettant en vedette de jeunes espoirs de la NIKKATSU comme YOSHIO HARADA ou MEIKO KAJI.
Au nombre des soundtracks présentés ici on retrouve la musique de l'épisode SEX HUNTER de la saga STRAY CAT ROCK et de sept autres films plus obscurs incluant SAKARIBA JINGI, HANGYAKU NO TABI, KOROSU MADE OE SHINJUKU 25 et SHINJUKU NO ONNA.

NIKKATSU JAZZ SOUNDTRACKS

Le label japonais Think! a eu le bon goût de rééditer l'année dernière une sélection de soundtracks particulièrement rares, tous extraits du catalogue de la prestigieuse firme NIKKATSU, et présentés dans des packaging cartonnés colorés assez originaux.
Un double disque a été entièrement consacré au réalisateur KOREYOSHI KURAHARA, avec les trésors obscurs THE WARPED ONES (KYONETSU NO KISTSU 1960) présentant une bande son signée TOSHIRO MAYUZUMI, et BLACK SUN (KUROI TAIYO 1963) orchestré par le combo de MAX ROACH, accompagné ici par la fameuse chanteuse ABBEY LINCOLN.
Les deux autres titres de la collection sont dédiés à SEIJUN SUZUKI, avec TOUT VA MAL (SUBETE GA KURUTTERU 1960), un soundtrack signé KEITARO MIHO et NORIO MAEDA, et le cultissime LA MARQUE DU TUEUR (KOROSHI NO RAKUIN 1967) griffé par NAOZUMI YAMAMOTO.
Gageons que ces trois CD entièrement consacrés aux trésors du cinéma japonais pop raviront les amateurs d'un jazz sixties d'inspiration nouvelle vague aux cordes sautillantes et aux cuivres toujours chaleureux.

ASIA-POL : NIKKATSU MEETS SHAW BROTHERS

Le jeune premier JIMMY WANG YU affrontant le méchant JO SHISHIDO, dans nos rêves les plus fous, nous n'aurions jamais osé imaginer la possibilité d'une telle rencontre... C'est pourtant bien l'affiche proposée par cette co-production SHAW BROTHERS / NIKKATSU unique en son genre, réalisée en 1967 par le talentueux japonais AKINORI MATSUO, qui nous avait déjà fortement emballé avec son superbe LADY PROFESSIONAL.
Quand la firme la plus culte de Hong Kong rencontre ainsi le studio le plus déjanté du pays du soleil levant, pour un film d'espionnage haut en couleur, émule des meilleurs JAMES BOND de l'époque, il va s'en dire que c'est l'action qui est placé au plus haut niveau du divertissement, pour satisfaire tous les critères d'excellence d'un cinéma populaire au sommet de son exigence.
Un coup de chapeau donc à Celestial Pictures, qui nous offre ici une des sorties DVD essentielles du mois.

WET SAND IN AUGUST

On ne sera pas surpris de découvrir une fois de plus la signature de TOSHIYA FUJITA derrière HACHIGATSU NO NURETA SUNA, un petit "J.D. movie" (film de délinquence juvénile) un peu fauché, qui vient s'inscrire dans la droite lignée de WILD JUMBO et BEAT 71, les deux épisodes très beach movie de STRAY CAT ROCK, déjà réalisé la même année par notre chantre de la culture hippie japonaise.
Pour les inconditionnels de la NIKKATSU, qui ont eu la chance de découvrir récemment en projection à Paris, sur grand écran, à la Maison de la Culture du Japon, ce rejeton beatnik de Contes Cruels De La Jeunesse, signalons l'existence d'un DVD japonais, édité dans la collection Nippon 70s Graffitti, et présenté en binome avec un CD soundtrack qui donne tour à tour la part belle aux violons nostalgiques et aux tempos jazz funk.