Pour nous faire oublier l'effroyable bootleg sorti aux USA, les anglais de chez Shameless proposent enfin une édition DVD à la hauteur de FEMINA RIDENS (aka THE FRIGHTENED WOMAN aka THE LAUGHING WOMAN). 

Pour nous faire oublier l'effroyable bootleg sorti aux USA, les anglais de chez Shameless proposent enfin une édition DVD à la hauteur de FEMINA RIDENS (aka THE FRIGHTENED WOMAN aka THE LAUGHING WOMAN). 

Le label Fresh Sound a rendu hommage au cinéma noir espagnol de la fin des années 50 par le biais d'une habile compilation de soundtracks jazz entrecoupés de dialogues et d'ilustrations sonores extraits d'une dizaine de thrillers rares évoquant les bas fonds, le monde de la nuit et le milieu de la pègre ibérique.
Au travers d'un univers musical fortement inspiré par la popularité des bandes sonores en provenance d'outre-atlantique, ce CD nous présente ainsi la fine fleur des compositeurs latins, comme JOSE SOLA ou FEDERICO MARTINEZ TUDO, qui s'imposèrent dans le paysage musical du Barcelone de l'après guerre comme des émules latins de BUDDY MORROW, ELMER BERNSTEIN ou HENRY MANCINI. Les connaisseurs apprécieront...
Après King Records, c'est au tour de la MGM associée à Fox de nous gratifier d'une nouvelle édition DVD japonaise de THE GLORY STOMPERS (1967), un des meilleurs films de bikers de cette si glorieuse époque des drive-in. 
Le label japonais Think! a eu le bon goût de rééditer l'année dernière une sélection de soundtracks particulièrement rares, tous extraits du catalogue de la prestigieuse firme NIKKATSU, et présentés dans des packaging cartonnés colorés assez originaux. 

En 1969, la TOEI lance coup sur coup PLAYGIRL et OO9.1, deux séries télévisées féministes qui vont très vite révolutionner l'univers du petit écran au pays du soleil levant, avant d'aller inspirer quelques années plus tard les américains et leurs fameuses drôles de dames de la saga CHARLIE'S ANGELS.

MASAKO TOGAWA incarne une élégante et richissime romancière fondatrice d'une agence de détective composée d'enquêtrices de choc et de charme, tireuses d'élites et expertes en arts martiaux.
Au nombre des 21 jeunes héroïnes qui se succéderont au fil des épisodes, on notera la présence de starlettes TOEI en vogue à l'époque comme BUNJAKU HAN ou REIKO OSHIDA, aperçues dans des films de délinquence juvénile de la même époque (STRAY CAT ROCK, DELINQUENT GIRL BOSS...) qui emprunteront eux-même beaucoups à l'univers de la série.
C'est également une des vedettes de cette longue saga, la chanteuse de jazz TAMAKI SAWA, qui fredonnera à partir de l'épisode pilote le fameux générique très groovy qui servira d'ouverture à chacune des aventures humoristiques et sexy de PLAYGIRL.
Après des débuts assez sages, PLAYGIRL deviendra au fil des ans de plus en plus polissonne, se permettant de distiller quelques scènes de nudités assez osées pour un programme du petit écran.
Pour renouer avec le succès phénoménal de sa série mythique, la TOEI lance en 1974 la série spin-off PLAYGIRL Q, un produit dérivé commercial qui avortera dès la deuxième saison.
Nous avions déjà évoqué ici le dépoussiérage du catalogue du distributeur CROWN PICTURES INTERNATIONAL par le label BCI qui nous a valu de découvrir ces derniers mois quelques raretés bien sympathiques de l'âge d'or des Drive-In américains...
La surprise nous viendrait donc plutôt ici de BEST FRIENDS (1975), un petit road movie initiatique à la photographie particulièrement léchée qui dresse un portrait tout en finesse d'une certaine jeunesse américaine avide de liberté et d'émotions fortes.
Pour la beautée des grandes rocheuses du Colorado entre autres, et aussi par ce qu'un film qui nous présente RICHARD HATCH (de la série GALACTICA) au prise avec une horde d'indiens déchainés dans un bar de go-go danseuses ne peut pas être tout à fait mauvais, le visionnage du premier long métrage du talentueux NOEL NOSSECK (qui signera par la suite le très bon Blaxploitation YOUNGBLOOD) s'impose ici à tous les amateurs de curiosités des années 70.


A l'instar de cinéastes comme WILLIAM GREAVES, LARRY CLARK, ou WARRINGTON HUDLIN, CHARLES BURNETT s'inscrit comme l'un des pionniers oublié du septième art afro-américain indépendant, un genre très en marge du système hollywoodien que l'intelligencia des cinéphiles se devait de réhabiliter de toute urgence. Il aura fallu ainsi attendre trente années, pour que le très confidentiel KILLER OF SHEEP (1977), premier long métrage de BURNETT, se voit finalement offrir une large distribution en salle aux USA, à la juste mesure de sa très bonne réputation.
Après presque quarante années de présence sur le petit écran américain, l'une des plus populaire émission destinée aux enfants, méritait bien qu'on lui consacre sa petite rétrospective. C'est chose faite, avec les deux coffrets DVD sortis chez Genius Entertainment, qui compilent avec une certaine malice le meilleur des 10 premières saisons (1969-79) d'un programme qui aura très largement contribué par sa pédagogie à faire tomber les barrières du racisme et de l'intolérance aux Etats Unis. Rappelons que SESAME STREET (qui propose une version assez différente de l'adaptation 1 RUE SESAME qui fit les beaux jours de la télévision française à la fin des années 70) avait offert, dès la fin des années 60, la reconnaissance aux minorités noires et hispaniques des classes populaires, une véritable révolution dans le paysage audiovisuel US de l'époque.
Ban1 Productions, le petit éditeur indépendant qui avait lancé la toute première compilation de bandes annonces 42nd Street (une collection aujourd'hui reprise par Synapse), revient avec un tout nouveau disque proposant une des plus longue sélection de trailers bis vintage jamais couchée sur support DVD; soit un programme de 2h40 qui ravira tout autant les fans de films d'horreur, les férus de blaxploitation (signalons du très rare ici avec HONKY, BLACK ANGELS et SWEET JESUS PREACHERMAN), les amateurs de films de bikers, les collectionneurs de nudies, les drogués de documentaires mondos, et plus généralement, tous les adeptes d'un cinéma d'exploitation où toutes les excentricités semblent permises (warf... Ce DOBERMAN GANG...).